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A la découverte des ponds, l’eau vive à l’anglaise

  • 7 janv.
  • 2 min de lecture

par Gabriel


En Angleterre, les nageurs et amateurs de l’eau se réapproprient les étangs et les lacs, entre sport et poésie. Et ca ne date pas d’hier.



Au printemps dernier, je suis allé à York, une ville du nord de l’Angleterre, pour rendre visite à une amie d’enfance de mon père. Au moment de faire ma valise, on m’a prévenu :

“prends ton maillot de bain, Eliane nous a réservé des places pour aller se baigner aux ponds. ”


Les quoi ? Les ponds, ce sont des étangs plus ou moins naturels et baignables, que l’on retrouve partout en Angleterre. 


Amateur de lacs et des fraîches rivières des Cévennes depuis tout petit, j’ai sauté sur l’occasion pour découvrir cette promesse d’un nouveau point d’eau. Contrairement à l’image qu’on peut se faire d’un étang, marécageux, vaseux et un peu sale, l’étang outre manche est accueillant, aménagé pour le plaisir de la nage et du repos de tous, quel que soit son âge ou son genre, tout en préservant son aspect sauvage et naturel. Son eau, pourtant fraîche et sombre, semble très saine, et ses rebords plus propres qu’une piscine municipale.


Coup de foudre et quelques longueurs entre les nénuphars.


Le Pool Bridge Farm de York est composé de quatres étangs baignables ouverts 365 par an, tous jonchés de roseaux et de nénuphars, dans un pur style que je qualifierai de typiquement anglais. Si tout semble y avoir été fait pour coller aux codes d’instagram, chaque étang dispose d’une profondeur et d’une longueur suffisante pour nager de longues minutes sans s’arrêter, un vrai plaisir !


Et ailleurs ?


Quelques semaine plus tard, une amie revenue d’un Londres en pleine canicule me raconte s’être baignée au nord de Londres dans un étang réservé aux femmes : le kenwood ladies pond, un des trois étangs de Hampstead Heath, un parc londonien qui ouvrit en 1880 son premier étang baignable. La même ambiance bucolique vécue à York m’y ait décrite. Je décide de creuser le sujet et c’est alors que je tombe sur le documentaire “The Ponds : Les philosophes des bassins”.


On y découvre les habitués d’Hampstead Heath, qui se rendent hiver comme été dans les 3 étangs (un réservé aux femmes, un aux femmes, et un mixte, ouvert uniquement l’été) pour nager. Sans fioriture, les témoignages de ces femmes, de ces hommes, de ces vieux, malades, aveugles, jeunes qui plongent chaque matin ou presque dans une eau glaciale, viennent résonner avec ce que je ressens après avoir pénétré dans une eau trop froide pour le commun des mortels. Une fois dans l’eau, le reste semble anecdotique : plus de douleurs, plus de vieillesse. Simplement se sentir en pleine possession de ses moyens , en harmonie avec les autres et être heureux d’être en vie.



Comme le rappelle un nageur : “c’est un moment de dissociation avec la stupidité de la vie”.

Une chose est sûre, j’ai hâte de m’y baigner (en hiver de préférence !)




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